Un marché en transition
Au cours de 2026, le marché immobilier français a connu une certaine stabilisation, avec une prévision de 955 000 ventes au début de 2027, selon SeLoger et Meilleurs Agents. Cependant, cette reprise est tempérée par des facteurs complexes. Les délais de vente atteignent désormais 110 jours, témoignant d'une certaine attente des acquéreurs face à un environnement économique incertain.
Inflation et taux d'intérêt : les défis majeurs
La situation est aggravée par une hausse des taux d'intérêt, avec un taux moyen des crédits immobiliers s'établissant autour de 3,60 % sur 25 ans. De plus, l'OAT à 10 ans dépasse 4 %, un niveau qui n'a pas été atteint depuis 2008. Ainsi, la capacité d'achat moyen des ménages a chuté, passant à 66 mètres carrés, contre 82 mètres carrés en 2020, ce qui rend l'accès à la propriété de plus en plus compliqué.
Un marché locatif sous pression
Le marché locatif n'échappe pas aux tensions, avec des loyers en hausse de 2,6 % entre septembre 2025 et septembre 2026. À Paris, l'offre locative demeure inférieure de 30 % par rapport à son niveau d'avant crise, exacerbant la concurrence entre locataires. Evilité, des zones rurales montrent des signes de dynamisme dans un paysage autrement stressant.
Prévisions pour 2027 : entre optimisme et prudence
Les perspectives pour 2027 évoquent jusqu'à 1 million de transactions dans un scénario favorable, sous réserve d'une désescalade des tensions internationales et d'une politique de logement claire. Les prix pourraient augmenter modérément de 2 % à 3 %, mais cette dynamique dépendra également de la confiance des ménages, actuellement basse, rendant l'aboutissement de projets d'achat encore plus difficile.
Conclusion : vers une reprise délicate
Le marché immobilier français doit surmonter plusieurs défis pour renouer avec une dynamique positive. La combinaison de taux d'intérêt élevés, de la hausse des coûts de construction et de l'attentisme des ménages pourrait entraver une reprise significative. Les professionnels du secteur insistent sur la nécessité de réformes claires et d'une stabilité politique post-électorale pour redonner confiance et relancer le marché immobilier.