Une réforme significative du DPE
Le 26 août 2026, un arrêté a été publié pour modifier le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) en France. À partir du 1er janvier 2027, le coefficient de conversion de l'électricité pour le DPE sera abaissé de 1,9 à 1,7, entraînant une baisse de 10,5 % de la consommation d'énergie pour les logements fonctionnant à l'électricité.
Impact sur le parc locatif privé
Cette modification devrait permettre à environ 300 000 logements chauffés à l'électricité de sortir du statut de passoire thermique, parmi lesquels 125 000 concernent spécifiquement le parc locatif privé. Ces logements, il faut le noter, voient leur classement amélioré sans nécessiter de travaux, un aspect qui a suscité des critiques de la part de certains acteurs du marché immobilier.
Une opportunité pour les propriétaires
Cette mesure, qui concerne potentiellement jusqu'à 500 000 biens immobiliers identifiés comme F ou G, pourrait avoir un impact significatif sur le marché immobilier. Les experts soulignent que beaucoup de ces logements se trouvent à la limite entre les différentes classes énergétiques. Bien que certains propriétaires envisagent de vendre leur bien pour bénéficier de cette nouvelle notation, il est essentiel de garder à l'esprit que cela améliore uniquement la note sans changer la performance réelle des logements.
Réactions et critiques
Alors que certains estiment que cette réforme va dans le sens de la décarbonation et de l'électrification, d'autres critiques émergent, notamment l'idée que cette démarche pourrait réduire artificiellement le nombre de logements mal notés sans encourager les travaux de rénovation nécessaires. Vincent Jeanbrun, le ministre du Logement, a déjà annoncé l'intention de promouvoir davantage d'évolutions pour intégrer des indicateurs de confort d'été.
Contexte et conséquences
Cette évolution s'inscrit dans un cadre plus large de régulations nationales concernant les passoires thermiques. À partir de 2026, les habitats identifiés comme G sont considérés comme indécents et sont déjà interdits à la location, tandis que cette mesure sera étendue aux logements classés F à partir de 2028. La pression est donc accrue pour les propriétaires afin d'améliorer la performance de leurs biens, qu'ils soient classés F ou G.